Culture
La consommation du mariage d'après Weeks
VarianteSelon les deux récits de John H. Weeks, après le serment sur la balle, les anciens (Weeks 1914) ou les témoins (Weeks 1908) qui entrent dans la maison des nouveaux mariés pour disposer les pierres du foyer et instruire l'épouse viennent aussi voir si le marié peut consommer le mariage.
S'il ne le peut pas (« par impuissance », précise Weeks 1908), le mariage est rompu ; selon Weeks 1914, l'argent est rendu. Parfois, par honte, le mariage n'est pas dissous : le mari trouve un jeune homme convenable et lui permet d'avoir des relations avec sa femme (Weeks 1908 : pour qu'elle ait un enfant de lui) ; s'il naît un enfant, le mari le traite comme le sien.
Weeks 1914 conclut sa description de la cérémonie par cette remarque : là où prévaut le droit maternel, tout l'objet des arrangements du mariage est d'accroître la famille de la femme, non celle de l'homme ; tout ce qui y aide est admis, et tout ce qui y fait obstacle sert de motif pour rompre le mariage. Weeks 1908, à propos des droits du mari au décès de sa femme, donne pour raison de ces demandes que les enfants de l'épouse n'appartiennent pas au mari mais à la famille de la femme ; il élève des enfants pour accroître une autre famille que la sienne.